Un outil plutôt qu'une fin en soi

L'audit énergétique réglementaire est un outil normé : il calcule la performance énergétique d'un logement selon une méthode définie par l'État. Chez ABA, on s'appuie sur cet outil et on en respecte le cadre. Mais on va plus loin : l'audit devient le point de départ d'un vrai diagnostic architectural.

Ce temps d'audit sert à faire un état des lieux complet du bâti, de ses pathologies et des points à approfondir. Il sert aussi à interroger la façon dont vous vivez dans votre logement aujourd'hui, et dont vous y vivrez demain.

Le projet de rénovation ne se fera peut-être pas tout de suite, ni en une seule fois. L'objectif est que vous ayez en main, à l'issue de l'audit, tout ce qu'il faut pour décider sereinement de l'avenir de votre bien.

Dans le cadre d'un accompagnement Mon Accompagnateur Rénov', l'audit s'inscrit dans la phase d'avant-projet.
Interroger les usages, aujourd'hui et demain

Une rénovation réussie part de ceux qui habitent le logement. Pendant l'audit, on prend le temps de parler de votre projet de vie, et de se poser ensemble quelques questions :

_ Combien de temps comptez-vous garder ce bien : dix ans, ou toute une vie ?
_ Comment votre famille va-t-elle évoluer : enfants qui grandissent, départ des enfants, retraite à deux dans une grande maison ?
_ Quels espaces utilisez-vous vraiment, et lesquels pourraient changer d'usage ?
_ Comment garder un logement facile à vivre si vos besoins changent un jour, pour vous ou pour un proche ?
_ Quels projets pourraient venir plus tard : une extension, une salle de bain plus accessible, une chambre de plain-pied, l'aménagement des combles ?

Ces questions orientent la rénovation énergétique. Ce qu'on prévoit aujourd'hui ne doit pas empêcher ce que vous voudrez faire dans dix ans. La longère QEMN et la maison JRJ en sont deux exemples : rénover en préparant l'avenir.
Notre démarche
LE DIAGNOSTIC
Un diagnostic fondé sur des constats, pas sur des hypothèses

Un audit réglementaire n'oblige pas à regarder ce qui se cache derrière les doublages. Chez ABA, on expertise avec vous chaque paroi.

Pour cela, on s'appuie sur quelques prises ouvertes et, quand c'est possible, sur de petits sondages ponctuels à des endroits discrets. On vérifie ainsi la nature de l'isolant, son épaisseur et surtout son état de dégradation. Chaque orientation repose alors sur un constat réel, et non sur une hypothèse.

L'audit ne permet pas de tout diagnostiquer en détail. En revanche, il ne doit passer à côté d'aucun problème. Quand un point demande à être approfondi, on vous le signale et on vous indique quelles vérifications faire. Par exemple :

_ contrôler les descentes d'eau pluviale en cas de traces d'infiltration ;
_ identifier l'origine de l'humidité dans un mur : infiltration, remontée capillaire ou condensation.

L'idée est de vous donner les clés pour comprendre votre logement et ses pathologies. Vous pourrez ainsi choisir des stratégies de rénovation compatibles avec votre bâti.
Les limites de la méthode réglementaire

L'audit énergétique suit une méthode de calcul réglementaire, la méthode 3CL. C'est un cadre commun utile, mais il a ses angles morts :

_ elle ne prend en compte que partiellement les ponts thermiques structurels, et leur traitement dans les scénarios aussi ;
_ elle n'évalue le confort d'été que de façon très sommaire ;
_ elle a tendance à favoriser les solutions techniques (chauffage, ventilation) plutôt que le travail sur l'enveloppe du bâtiment.

C'est pourquoi le calcul doit être complété par une vraie capacité technique, une vision bioclimatique et une approche empirique, fondée sur ce qu'on constate sur place et sur l'expérience du terrain. On cherche par exemple à comprendre d'où vient la surchauffe en été, et on oriente la réflexion vers des approches de bon sens : bioclimatisme, choix robustes et low-tech.

Pour le bâti ancien, l'audit vous aide à comprendre son fonctionnement propre. Un mur ancien doit pouvoir continuer à évacuer l'humidité : les scénarios en tiennent compte, en écartant les ruptures de capillarité et en s'orientant vers des isolants perspirants.
L'enveloppe d'abord, les systèmes ensuite

La meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas. Notre priorité est donc d'améliorer l'enveloppe du bâtiment : murs, toiture, planchers, menuiseries. Quand un changement de chauffage ou de ventilation est nécessaire, il vient accompagner ce travail, pas le remplacer.

L'objectif est un projet robuste, adapté au climat de demain et réellement efficace en énergie.

Cela demande de trouver le bon compromis. Viser une meilleure étiquette ou un niveau d'aides est légitime, mais pas au prix d'une surenchère de matériaux ou d'équipements. Chaque scénario cherche l'équilibre entre l'étiquette visée, l'accès aux aides et l'efficacité réelle des travaux.
ÉTÉ COMME HIVER
Un audit qui tient compte des saisons

Un audit de qualité se fait de préférence en hiver, en période de chauffe. Le froid et la pluie révèlent ce qu'on ne voit pas le reste de l'année :

_ les pathologies liées à l'humidité, qu'elles viennent d'infiltrations ou de remontées capillaires ;
_ les ponts thermiques, bien plus lisibles à la caméra thermique quand l'écart de température est fort ;
_ la qualité réelle des isolants en place, notamment dans les doublages.

Quand l'audit s'inscrit dans un accompagnement Mon Accompagnateur Rénov', on peut revenir en été pour une seconde visite. Elle permet de vérifier à la caméra thermique comment se comportent, par forte chaleur, les éléments qu'un scénario propose de conserver : isolants, menuiseries, couverture.

Prenons un exemple : 35 cm de laine de roche en rampant, c'est très performant sur le papier. Mais sous une couverture sombre et mal ventilée, cet isolant peut créer un vrai inconfort l'été, alors que le calcul affiche une isolation excellente.

Ce défaut est difficile à voir en hiver sans sondage destructif, et on n'intervient pas sur la couverture pendant l'audit. Plus largement, les points les plus sensibles pour le confort d'été sont la couverture et les bardages, ainsi que certaines surchauffes de pièces inexpliquées. Leur ventilation se vérifie mal en hiver : l'audit les signale comme des points à investiguer, et une visite en été donne une première lecture de leur comportement par forte chaleur. Chaque scénario doit ainsi concilier confort d'hiver et confort d'été ; les réponses à apporter relèvent ensuite du projet.
LES SCÉNARIOS
Des scénarios estimés au plus juste

L'audit propose deux à trois scénarios de travaux, chacun avec une estimation de l'enveloppe de travaux et des aides potentielles qu'il permet d'atteindre.

Pour vous aider à les comprendre, on vous transmet avec le rapport d'audit, avant la restitution, les fiches indicatives de France Rénov' sur chaque élément des scénarios : isolation par l'intérieur ou par l'extérieur, VMC simple ou double flux, poêle à bois, à granulés ou mixte… Vous avez ainsi le temps de vous les approprier avant la restitution, pour y faire des choix éclairés et accompagnés.

ABA est spécialisé dans la rénovation énergétique avec des matériaux sains, locaux et durables. Les prix indiqués ne sont pas tirés d'une base de prix nationale, souvent loin de la réalité locale : ils s'appuient sur les résultats de nos derniers appels d'offres. Ils intègrent aussi les travaux induits (reprises de réseaux, finitions, déposes…). Vous comparez ainsi des coûts complets, et pas seulement le prix des postes éligibles aux aides.

Vous souhaitez réaliser une partie des travaux vous-même ? Aucun problème. On fait aussi une estimation d'enveloppe de travaux pour cette part, afin que chaque scénario donne une vision globale du coût, et pas uniquement celle des travaux confiés à des artisans RGE.

Enfin, chaque scénario est pensé pour ne pas compromettre un projet futur. Si la salle de bain doit être refaite dans quelques années, ou si une extension est envisagée, les travaux d'aujourd'hui en tiennent compte.
Comment se déroule un audit ?

1. Un questionnaire pour amorcer la réflexion.
Avant la visite, vous remplissez un questionnaire sur votre logement, vos usages et votre projet. Il est à double entrée : chaque occupant peut y répondre, ce qui permet de confronter les points de vue au sein du foyer. L'essentiel n'est pas de remplir toutes les cases, mais de faire émerger les bonnes questions avant notre venue.

2. La préparation de la visite.
On vous indique les documents utiles (plans, factures de travaux, anciens diagnostics, factures d'énergie…) et vous nous les transmettez avant la visite. On les analyse en amont : beaucoup d'éléments sont ainsi déjà vérifiés avant même d'arriver chez vous, et la visite peut se concentrer sur l'essentiel. S'il en manque, on trouve des solutions ensemble. On vous demande aussi d'ouvrir quelques prises ou luminaires et, si vous le souhaitez, de réaliser quelques petits sondages avec le matériel qu'on vous prête. Enfin, pensez à chauffer votre logement 24 heures avant : la caméra thermique révèle alors bien mieux les points faibles.

3. Un premier échange.
On reprend ensemble le questionnaire pour bien comprendre votre besoin.

4. La visite avec vous.
Vous nous montrez votre logement tel que vous le vivez : vos équipements, les problèmes que vous avez repérés.

5. La visite sans vous.
Si vous l'acceptez, on poursuit seul pour se concentrer sur les éléments techniques et prendre du recul. On utilise une caméra thermique, un humidimètre, un capteur de CO2 pour la qualité de l'air, et un détecteur de vitrage pour identifier le type de vitrage et la présence d'argon. Chaque élément est vérifié.

6. Un temps de réflexion, puis un second échange.
On prend quelques minutes pour noter l'essentiel. Puis, pendant une trentaine de minutes, on vous présente ce qu'on a constaté et deux ou trois pistes de scénarios. On teste avec vous ce qui est envisageable selon votre budget, votre calendrier et vos valeurs.

7. La modélisation au bureau.
On modélise le logement, on construit les scénarios et on estime leur enveloppe de travaux, puis on monte le rapport d'audit.

8. La restitution.
Environ quinze jours après la visite, en visio ou sur place, on vous présente l'audit et on vous accompagne dans le choix du scénario. Il arrive que ce soit un quatrième scénario, qui mélange des éléments de plusieurs propositions. On met alors l'audit à jour.
Un audit énergétique, combien ça coûte ?

L'audit énergétique est facturé entre 1 700 et 2 200 € TTC. Le prix s'ajuste selon votre logement :

_ moins de 60 m² de surface de plancher : − 100 € ;
_ de 120 à 200 m² : + 100 € ; au-delà de 200 m² : sur devis ;
_ logement à plus de 20 km de l'agence : + 100 € ;
_ bâti complexe ou construit en plusieurs phases : sur devis.

Sur Nantes Métropole, l'audit peut bénéficier d'une aide de 250 €. Si vous poursuivez avec un accompagnement Mon Accompagnateur Rénov', l'audit est compris dans la mission complète.


Questions Fréquentes

Si je fais l'audit avec vous, dois-je aussi vous confier l'accompagnement Rénov' ?
Non. Ce sont deux missions distinctes, avec deux contrats indépendants. Pour chaque scénario, l'audit indique les aides potentielles. On évalue ensuite avec vous si un accompagnement Mon Accompagnateur Rénov' est pertinent pour le scénario retenu. Vous restez libre de le poursuivre avec nous ou avec un autre accompagnateur, après avoir comparé les offres si vous le souhaitez.

Pourquoi est-ce plus cher qu'un audit réglementaire de vente ou que d'autres audits du marché ?
Parce que ce n'est pas le même travail. Un audit de vente se limite au calcul réglementaire : il ne s'intéresse ni aux occupants, ni à leurs besoins, ni à leurs valeurs, ni au calendrier de leur projet. En tant qu'architecte, on pousse plus loin la réflexion : on interroge vos usages présents et futurs, on expertise avec vous chaque paroi, par des sondages quand c'est possible et si vous le souhaitez, on repère les pathologies du bâti, et on estime les scénarios sur des prix réels en pensant à vos projets à venir. Vous bénéficiez enfin de l'expertise d'un architecte diplômé d'État et habilité à la maîtrise d'œuvre (HMONP), qui exerce depuis 2012.

Quelle différence avec un DPE ?
Le DPE attribue une étiquette énergétique au logement. L'audit va plus loin : il propose des scénarios de travaux estimés pour améliorer cette performance.

L'audit me dit-il quels travaux faire ?
L'audit ne décide pas à votre place. Il vous aide à comprendre votre logement et à comparer plusieurs scénarios. Le choix vous revient, et on vous accompagne dans la décision lors de la restitution.

À quelle période faire l'audit ?
De préférence en hiver, quand le logement est chauffé et que le temps est froid et humide. C'est à ce moment que l'humidité et les ponts thermiques se voient le mieux. Dans le cadre d'un accompagnement MAR, une visite complémentaire en été permet de vérifier le confort d'été.

Suis-je obligé de faire les travaux ensuite ?
Non. Le projet peut se faire plus tard, par étapes, ou pas du tout. L'audit vous donne simplement les éléments pour décider en connaissance de cause.

Faut-il percer mes doublages ?
Ce n'est pas obligatoire. Mais si c'est possible et que vous souhaitez aller plus loin, on vous encourage à réaliser quelques sondages ponctuels : de petits trous de 65 mm, uniquement dans les doublages non porteurs et à des endroits discrets. Si des travaux ont été réalisés récemment, on peut aussi s'appuyer sur leurs factures. Ces vérifications permettent de mieux comprendre votre bâti, pour décider en connaissance de cause de ce qui peut être conservé et de ce qu'il vaut mieux remplacer.

Combien de temps dure la visite ?
Prévoyez une demi-journée : un premier échange, la visite avec vous, le relevé technique, puis une trentaine de minutes pour faire le point ensemble.

Puis-je réaliser une partie des travaux moi-même ?
Oui. On fait une estimation d'enveloppe de travaux pour cette part, pour que chaque scénario reflète le coût total de votre projet. On peut aussi intégrer à un scénario les travaux que vous réaliserez vous-même. Vous voyez ainsi l'étiquette finale de votre logement, même si une partie des travaux n'est pas confiée à des entreprises RGE.
Ils m'ont fait confiance
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